
Des milliers de manifestants se rassemblent à Istanbul
Tous les soirs depuis trois jours, des milliers de manifestants bravent l’interdiction de rassemblements de masse en Turquie, suite à l’arrestation du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, ainsi que de plusieurs membres de l’opposition.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a averti que les autorités s’engageraient fermement contre ce qu’il appelle le « terrorisme de rue ». Dans tout Istanbul, d’importantes foules se sont réunies vendredi pour manifester contre ces arrestations, malgré une présence policière accrue qui inclut des balles en caoutchouc et gaz lacrymogène, déjà utilisés par le passé pour disperser les foules.
Une situation qui se propage à travers le pays
Les manifestations qui ont débuté à Istanbul ont commencé à s’étendre, touchant désormais au moins 32 des 81 provinces turques, selon des sources de l’agence de presse AFP. Ces événements marquent une montée des tensions politiques alors que le pays se prépare pour les prochaines échéances électorales.
Arrestation d’Ekrem Imamoglu
Ekrem Imamoglu, figure de l’opposition et attendu comme candidat pour le parti CHP lors des prochaines élections présidentielles, a été arrêté lors d’une opération à grande échelle mercredi matin. Les autorités l’accusent de soutenir une organisation terroriste et d’être impliqué dans des actes de corruption.
Les nouvelles arrestations se sont multipliées vendredi, notamment contre des individus ayant critiqué ces actions sur les réseaux sociaux. De plus, le barreau d’Istanbul a été fermé, les autorités l’accusant de « propagande terroriste ».


