
Le 16 décembre 2023, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a requis des peines de prison allant de 18 mois avec sursis à 16 ans de réclusion criminelle dans l’affaire de l’assassinat de Samuel Paty, un enseignant décapité en 2020. L’affaire a suscité une vive réaction de l’entourage de la victime, qui s’est dit ‘choqué’ par la nature des réquisitions.
Réactions de la famille de Samuel Paty
Virginie Le Roy, avocate des parents et de Gaëlle Paty, sœur de Samuel, a déclaré : ‘Ces réquisitions sont scandaleuses. La famille est choquée et en colère.’ De son côté, Francis Spziner, avocat du fils de Samuel Paty et de son ex-compagne, a ajouté : ‘Ces réquisitions, ce n’est pas rendre justice.’
Des peines lourdes demandées pour certains accusés
Dans le détail des réquisitions, le Pnat a demandé une peine de 12 ans de réclusion contre Abdelhakim Sefrioui, un prédicateur islamiste, et 10 ans pour Brahim Chnina, le père de la collégienne ayant accusé faussement le professeur. Les deux accusés Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov ont vu des peines de 14 et 16 ans requises contre eux pour leur implication présumée dans l’assassinat.
Verdict imminent
Le verdict de la cour d’assises spéciale de Paris est attendu dans les jours à venir, probablement jeudi ou vendredi, après les plaidoiries de la défense. Les réquisitions initiales pour complicité d’assassinat terroriste ont été ajustées à ‘association de malfaiteurs terroriste’ en raison d’éléments de preuve jugés insuffisants.
Reconnaissance de culpabilité et déni des autres accusés
Liés à ces événements tragiques, un seul accusé a reconnu sa culpabilité au cours du procès. Les autres ont rejeté toute responsabilité dans cet acte, notamment celui d’Abdoullakh Anzorov, l’assassin qui a été tué par la police après son acte. La véracité des accusations portées par la collégienne impliquée a également été remise en question.
Excuses de la collégienne
La collégienne ayant accablé Samuel Paty a finalement présenté des excuses à la famille, déclarant avoir ‘détruit leur vie’.
Brahim Chnina, le père de la collégienne, a également exprimé des regrets, affirmant : ‘Je n’étais pas un terroriste, mais j’ai cru ma fille à 100%.’
Ce procès, qui met en lumière les enjeux du terrorisme et de la justice en France, se poursuit avec une attention particulière sur les répercussions sociales et personnelles des actes terroristes.
