
Par E.A.
Publié: 25 Mars 2025 à 13h24
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Les prochaines périodes de départs en vacances risquent d’être perturbées. Le syndicat Sud-Rail a déposé un préavis de grève qui court du jeudi 19 heures au lundi 8 heures, impactant la période concernée par les départs en vacances d’avril et les ponts de mai.
Une demande du collectif national des contrôleurs (CNA), qui avait déjà initié le mouvement social durant les fêtes de fin d’année en 2022, a conduit à cette décision, explique le média Le Parisien.
Un appel à la mobilisation
Les contrôleurs pourraient commencer leur mouvement durant le week-end du 19 au 20 avril, touchant les trois zones A, B et C, puis s’étendre aux ponts de mai. Cependant, le week-end de la Pentecôte, prévu du 7 au 9 juin, serait épargné. Il est important de noter qu’il s’agit pour l’instant d’un appel à la mobilisation, comme le précise un communiqué du syndicat Sud-Rail : “À ce jour, aucun appel à la grève n’est lancé du côté de notre organisation syndicale.” Le mouvement sera précisé dans les jours à venir selon leur stratégie revendicative.
Un responsable du collectif CNA a révélé au Parisien : “Comme à chaque fois, nous avons sollicité notre direction depuis des semaines, mais celle-ci fait la sourde oreille. Nous préférons adopter une approche énergique qui pourrait avoir un impact.” Malgré cette volonté de frapper fort, il insiste sur le fait qu’il n’y a aucune intention de nuire aux vacances des usagers : “Nous ne désirons pas déranger les clients, mais notre direction ne réagit qu’à l’instauration d’un bras de fer.”
Pour ce mouvement, le CNA espère obtenir une meilleure évolution de la paye suite à l’instauration de nouveaux échelons salariaux par la SNCF en 2022. Selon un membre du CNA, “le problème reste que l’accès à ces échelons est très retardé par une clause qui ne permet une révision que tous les quatre ans”.
Le syndicat Sud Rail demande également une augmentation minimum de 100 euros mensuels de la prime de travail, ainsi qu’un respect des horaires collectifs, car les plannings changent souvent sans préavis suffisant.
Pour la SNCF, la direction a affirmé être “extrêmement attentive” aux revendications des syndicats. Elle a déclaré :
La ministre du Travail, Catherine Vautrin, a aussi réagi, rappelant que des négociations avaient eu lieu récemment et que des engagements avaient été respectés. Elle a insisté sur la nécessité d’appeler chacun à prendre ses responsabilités.

