Les élections présidentielles en Roumanie ont pris une tournure inattendue avec la candidature de George Simion. À 38 ans, ce dernier, qui mène l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR), a récolté 40,5 % des voix après le décompte de 99 % des votes.
En deuxième position se trouve le maire de Bucarest, Nicusor Dan, qui a obtenu 20,89 %, tandis que Crin Antonescu, le candidat de la coalition au pouvoir, le suit de près avec 20,34 %. Ce dernier a reconnu sa défaite, affirmant que les résultats étaient ‘irréversibles’.

Avec onze candidats en lice, un second tour sera organisé le 18 mai entre Simion et Dan. Pourtant, ces élections ne se déroulent pas sans arrière-plan; elles surviennent à la suite de l’annulation des précédentes élections par la Cour suprême, entraînant de profondes changements dans le paysage politique roumain.

Un Contexte Politique Tendu

Dans un message diffusé après la fermeture des bureaux de vote, George Simion a déclaré : ‘Les Roumains se sont soulevés et nous sommes sur le point d’obtenir un résultat exceptionnel.’ Le leader a affirmé vouloir ‘rétablir l’ordre constitutionnel’ et placer les ‘citoyens ordinaires’ au centre des décisions.

Ce mouvement, selon les analystes, est nourri par un sentiment antisystème grandissant en Roumanie, alimenté par une inflation élevée et un coût de la vie en constante augmentation. Dans ce climat, des personnalités comme Simion, souvent qualifiées d’extrême droite, gagnent en popularité.

Cependant, George Simion ne fait pas l’unanimité. Des déclarations récentes de Calin Georgescu, un autre candidat, qualifient le second tour de ‘fraude orchestrée’. ‘Je suis ici pour reconnaître le pouvoir de la démocratie’, a-t-il ajouté.

Le mandat présidentiel dure cinq ans, avec des prérogatives majeures en matière de sécurité nationale et de politique étrangère. Cette élection représente un moment critique pour l’avenir de la Roumanie et l’Europe, alors que la méfiance envers les autorités se propage.

M. Dan, ancien militant contre la corruption, s’est déclaré favorable à une ‘Roumanie honnête’ et a souligné que la confiance des Roumains en leurs institutions est primordiale pour aller de l’avant.

Les jours à venir s’annoncent décisifs pour la Roumanie, où les résultats du second tour pourraient modifier significativement son orientation politique.

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