Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé sa démission, mettant fin à près de neuf ans à la tête du pays.
Trudeau a précisé qu’il resterait en fonction jusqu’à ce que son Parti libéral choisisse un nouveau leader, tandis que le Parlement sera prorogé jusqu’au 24 mars.
Trudeau a déclaré lors d’une conférence de presse : ‘Ce pays mérite un véritable choix lors de la prochaine élection et il est devenu clair pour moi que si je dois lutter contre des combats internes, je ne peux pas être la meilleure option lors de cette élection.’
La popularité personnelle de Trudeau, en baisse, affectait de plus en plus la fortune de son parti à l’approche des élections fédérales prévues cette année.
‘Hier soir, lors d’un dîner, j’ai informé mes enfants de la décision que je partage avec vous aujourd’hui,’ a-t-il ajouté. Il a également exprimé qu’il avait ‘un regret’ : celui de ne pas avoir réformé le processus électoral canadien avant les élections générales attendues cet automne.
L’ancien président du Parti libéral, Sachit Mehra, a annoncé qu’une réunion du conseil d’administration du parti se tiendra cette semaine pour amorcer le processus de sélection d’un nouveau leader.
Suite à l’annonce de sa démission, Trudeau a reçu des réactions diverses. Le chef des conservateurs, Pierre Poilievre, a déclaré que ‘rien n’a changé’ suite à la démission de Trudeau, accusant les libéraux de vouloir simplement en remplacer un par un autre.
Depuis 2019, le Parti libéral gouverne en tant que parti minoritaire. Les libéraux devront donc choisir un nouveau leader avant les élections générales qui doivent se tenir au plus tard le 20 octobre.
Trudeau, 53 ans, avait jusque-là fait face à des pressions croissantes provenant de l’intérieur de son parti, notamment après la démission surprise de son alliée de longue date, Chrystia Freeland.
Freeland, dans une lettre de démission, a critiqué Trudeau pour ne pas avoir répondu de manière adéquate aux défis posés par l’administration Trump, notamment les menaces de taxes sur les biens canadiens.
En conclusion, ce tournant marque un changement significatif pour la politique canadienne alors que Trudeau a laissé derrière lui un héritage complexe, mélange de progrès et de controverses. Les commémorations et commentaires sur son mandat continuent d’affluer dans tout le pays.

