Boualem Sansal dans sa maison de Boumerdès, en Algérie, le 17 août 2015.

Le 30 décembre 2024, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a abordé pour la première fois l’arrestation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, survenue le 16 novembre à l’aéroport d’Alger. Dans un discours prononcé devant le Parlement, il a qualifié Sansal d’« imposteur envoyé » par la France, ajoutant que celui-ci ne connaissait pas son identité et prétendait que « la moitié de l’Algérie appartient à un autre État ».

Sansal, âgé de 80 ans, est actuellement en détention pour des accusations liées à la sûreté de l’État, notamment pour avoir exprimé des opinions critiques sur le territoire algérien et le Sahara occidental. Depuis son arrestation, il a été transféré dans une unité de soins, procurant un élan à des discussions sur la liberté d’expression et les droits humains en Algérie.

Les tensions entre l’Algérie et la France se sont intensifiées récemment, notamment à la suite de déclarations de Sansal concernant le Sahara occidental, un sujet délicat dans la région. En réponse à des critiques exprimées en France, Tebboune a souligné que « 90 % du peuple algérien était analphabète au moment de l’indépendance », défendant ainsi l’héritage post-colonial de l’Algérie.

Il a également dénoncé ce qu’il considère comme des ingérences françaises dans les affaires algériennes, un sentiment partagé par de nombreux nationalistes algériens. L’arrestation de Sansal pourrait ne pas seulement affecter sa carrière, mais pourrait également signaler une répression accrue des voix dissidentes dans le pays.

Contexte de l’arrestation

Selon diverses sources, la loi algérienne, et en particulier l’article 87 bis du code pénal, a été utilisée pour renforcer la répression contre ceux qui remettent en question la position du gouvernement sur des enjeux sensibles. Cette situation soulève des inquiétudes parmi les groupes de défense des droits de l’homme concernant la liberté d’expression en Algérie.

Avenir incertain

Avec les discussions autour de la politique intérieure et des relations internationales, l’arrestation de Boualem Sansal pourrait avoir des implications plus larges pour l’avenir du régime algérien. Les autorités restent vigilantes face à toute opposition qui pourrait menacer leur contrôle.

Ce cas révèle un climat de méfiance et de répression qui pourrait avoir des conséquences sur la société algérienne dans son ensemble.

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