Mobilisation citoyenne contre les thérapies de conversion : l’ICE atteint le million de signatures en Europe

Depuis plusieurs jours, l’initiative citoyenne européenne (ICE) visant à interdire les thérapies de conversion dans l’UE voit son nombre de signataires gonfler, à l’appel de nombreuses personnalités publiques. Lancée en 2012, l’ICE est un outil permettant aux citoyens européens d’appeler la Commission européenne à proposer de nouvelles législations sur un sujet donné.

Une pétition qui prend de l’ampleur

Vendredi 16 mai dans l’après-midi, l’ICE a franchi le seuil du million de signatures. Cette initiative a été relayée par des célébrités comme Angèle et Hoshi, qui ont encouragé leurs abonnés à soutenir l’ICE sur les réseaux sociaux.

« Nous invitons la Commission européenne à proposer une interdiction légale contraignante des pratiques de conversion ciblant les citoyens LGBTQ+ dans l’Union européenne », expliquent les auteurs de l’initiative. Ces pratiques, qui peuvent inclure des méthodes controversées comme des traitements par électrochocs, ne reposent sur aucun fondement médical.

Un contexte législatif sensible

Ces thérapies sont actuellement illégales dans sept pays de l’UE, mais l’ICE vise à étendre cette interdiction à l’ensemble de l’Union Européenne. L’ICE a reçu un soutien significatif de la part de députés au Parlement européen, notamment de Manon Aubry et Mélissa Camara.

« On a aujourd’hui au sein du Parlement européen une vague de députés d’extrême droite, qui mènent des offensives anti-LGBT lors des débats en session plénière », précise Mélissa Camara.

Les prochaines étapes de l’initiative

Les organisateurs de l’ICE espèrent faire entendre leur voix au niveau européen. La collecte des signatures se termine le 17 mai, et les citoyens peuvent toujours soutenir l’initiative en ligne.

Si l’ICE obtient un million de signatures, les autorités vérifieront la validité de celles-ci, et la Commission européenne sera obligée de se pencher sur la question. Les déclarations de soutien seront examinées et la Commission aura six mois pour réagir.

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