La porte-parole du gouvernement en défense du budget de la Sécurité sociale

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a été l’invitée ce matin de l’émission #LaGrandeInterview animée par Sonia Mabrouk sur CNews, en partenariat avec Europe 1. Elle s’est exprimée sur les enjeux actuels entourant le budget de la Sécurité sociale.
Des critiques sur le budget de la Sécurité sociale
Au Parlement, la tension est palpable en raison des débats animés concernant le budget de la Sécurité sociale. Alors que la gauche prévoit de déposer une motion de censure, Maud Bregeon a tenu à clarifier certains points concernant les accusations qui circulent. « J’entends des choses fausses sur ce que contient ce projet de loi de finances de la Sécurité sociale », a-t-elle déclaré.
Un budget loin de l’austérité
Maud Bregeon a insisté sur le fait que le projet de loi inclut une augmentation des dépenses de la Sécurité sociale de 7 milliards d’euros, soulignant : « Nous sommes très loin d’un budget d’austérité ». Elle a précisé que ce projet ne contenait aucun déremboursement des médicaments ou des consultations, affirmant : « Je vous mets au défi de trouver où est inscrit la moindre notion de déremboursement ».
Une volonté de dialogue avec l’opposition
Tout en rappelant que le gouvernement est « encore prêt à la négociation », Maud Bregeon souhaite trouver des solutions pour respecter les objectifs budgétaires posés. « Cela passe par voie réglementaire », a-t-elle précisé, évoquant les décrets à venir qui régiront l’application de ces mesures.
Une censure aux conséquences lourdes
Concernant la menace de censure, elle a averti que la France mettrait « des mois ou des années » à se relever de telles décisions. Le Premier ministre Michel Barnier s’apprête à agir en recourant à l’article 49.3 pour faire avancer la loi, ce qui pourrait envenimer davantage les relations entre le gouvernement et l’opposition.
Dans un climat politique tendu, les enjeux du budget de la Sécurité sociale prennent une ampleur significative, et la gestion de cette situation pourrait bien définir les mois à venir.
