Le procès de Pascale B., professeure accusée de harcèlement
Lundi 10 mars 2025, le tribunal correctionnel de Pontoise a ouvert le procès de Pascale B., une enseignante de français de 62 ans, accusée de harcèlement scolaire à l’égard de trois élèves, dont Evaëlle, une collégienne de 11 ans qui s’est suicidée en juin 2019. La gravité de cette affaire a vivement préoccupé la communauté scolaire et bien au-delà.
Le contexte tragique d’Evaëlle
Evaëlle, élève au collège Isabelle-Autissier à Herblay (Val-d’Oise), mettant fin à ses jours le 21 juin 2019, a laissé derrière elle une tragédie marquante. Son suicide, survenu après des années de souffrance, a mis en lumière le harcèlement qu’elle a subi tant de la part de ses camarades que de sa professeure. Alors que les parents d’Evaëlle avaient signalé des comportements inquiétants à l’administration, il semble que peu d’actions aient été entreprises.
Accusations à l’encontre de la professeure
Les accusations contre Pascale B. incluent des humiliations régulières envers Evaëlle, qu’elle aurait isolée dans la classe et stigmatisée lors des discussions sur le harcèlement. Selon l’ordonnance de renvoi, elle aurait organisé des séances où les élèves étaient encouragés à s’exprimer sur les reproches envers Evaëlle, augmentant ainsi son mal-être.
Elle risque jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende si elle est reconnue coupable.
Témoignages poignants
Un autre élève, Jonathan, a également témoigné de son expérience avec l’enseignante, affirmant qu’elle le rabrouait lors des cours, ce qui l’a profondément affecté. Sa mère, Katell, a remarqué une détérioration de son bonheur et des crises de colère constantes. Elle a exprimé sa peur de parler aux autorités, craignant que cela ne complique davantage la situation pour son fils.
Pascale B. conteste les accusations
De son côté, Pascale B. nie toute intention malveillante, affirmant avoir agi dans le cadre de sa liberté pédagogique. Elle a fait appel à son expérience de plus de 33 ans dans l’enseignement pour signifier qu’elle ne pensait pas avoir commis d’erreur dans sa manière d’enseigner.
Un procès porteur d’espoir
Face à la douleur des familles de victimes et à l’impact dévastateur du harcèlement scolaire, ce procès pourrait établir des précédents importants dans la façon dont les établissements scolaires gèrent ces problématiques. Les familles espèrent qu’il mènera à une prise de conscience plus approfondie et à une amélioration des structures de protection pour les élèves.
Pascale B. sera-t-elle reconnue coupable ? Comment cette affaire influencera-t-elle la lutte contre le harcèlement scolaire en France ? Les réponses pourraient se développer au fil des jours de procès.
