L’emblématique « tour Fontaine » de Pontoise (Val-d’Oise) va enfin être rasée. A l’intersection du quartier des Louvrais et des Cordeliers, cette tour de 11 étages comprenant 46 logements sociaux du bailleur Erigère (filiale du groupe Action logement), va être démolie à partir du mois de mars. Le chantier va durer neuf mois et laissera place à un espace vert.

Construite dans les années 1960, cette tour devenait de plus en plus insalubre pour ses occupants au point que sa démolition a été évoquée dès 2019. Après l’effondrement d’une partie du toit en 2021 à la suite d’un violent orage, la procédure s’est accélérée. On a engagé à marche forcée le relogement des locataires qui restaient dans la tour, ce qui a pris plus d’un an et demi, explique la maire (LR) de Pontoise , Stéphanie Von Euw.

Technique de l’écrêtage

C’est en effet la recherche de points de chute pour les locataires qui a retardé l’opération. Certains sont restés sur les hauts de Pontoise et d’autres, moins nombreux, ont été relogés sur le parc social d’Erigère ailleurs dans le département. Au départ il était question de tout reconstruire mais j’y ai mis un veto. A quoi ça sert de démolir pour redensifier dans la foulée ? Il ne faut pas refaire les erreurs du passé, indique Stéphanie Von Euw, qui profite de l’opération pour aérer le quartier.

La densité du quartier, composé de la tour Fontaine entourée de deux barres, a même contraint le mode de démolition. C’est la technique de l’écrêtage qui a été choisie, consistant à démonter étage par étage l’édifice plutôt que de tout faire s’effondrer par une détonation, ce qui entraînait un risque pour les riverains. Plus longue, cette technique de grignotage occasionne moins de gravats et d’engins de chantiers et donc moins de nuisances.

Aérer la ville

A la place des logements, un nouveau petit parc de 350 m2 va être aménagé. Contrainte de construire de nouveaux logements, à l’instar de toutes les communes d’Île-de-France, la ville de Pontoise concentre ses ambitions sur d’autres parties de la ville. Il y avait la nécessité d’équilibrer pour reconstruire ailleurs, soutient l’élue. Les nouveaux logements voient désormais le jour sur grandes friches urbaines.

La reconversion de la caserne Bossut en écoquartier géant de 2.600 logements porte ainsi les objectifs de création de logements pour les prochaines années. Alors que les habitants continuent d’affluer, des militaires officiant sur la base aérienne de Taverny , récemment remise en service après plusieurs années de fermeture, prennent eux aussi leurs quartiers dans l’ancienne caserne. A noter qu’une grande partie des gendarmes du département y vivent également.

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